Confessions: jusqu’où peut-aller la vengeance?

Vous avez aimé Battle Royale? Vous avez aimé son sulfureux scénario et son jeu de massacre? Vous avez aimé sa morale douteuse et la perversion de ses personnages? Vous avez aimé son humour dérangeant et sa froideur toute japonaise? Et bien, vous allez adorer Confessions. Présenté dans la catégorie Temps Zéro du Festival du Nouveau Cinéma de Montréal, ce nouveau film du réalisateur Tetsuya Nakashima (Kamikaze Girls, Memories of Matsuko) n’a pas fini de faire couler de l’encre. Il a été choisi pour représenter le Japon dans la course aux Oscars 2011.

Dans un collège de Tokyo, une jeune enseignante au visage de porcelaine, s’adresse comme tous les matins à ses élèves. Mais ce jour-là, elle a une annonce particulière à faire. Bouleversée par la mort de sa petite fille de quatre ans, elle a décidé de quitter l’établissement. Les collégiens se montrent indifférents jusqu’au moment où leur professeur ajoute qu’elle soupçonne deux d’entre eux d’avoir tué son enfant. Avec du Radiohead en trame sonore et avec un regard impassible, la jeune femme déclare ensuite avant de partir qu’elle a préparé sa vengeance. Elle a infecté leur briquette de lait avec le virus du VIH. Une vengeance terrible et odieuse qui s’affiche comme un couperet au dessus de la tête de ses 37 élèves. Une vengeance perturbante qui repousse toutes les frontières de la morale. Une vengeance implacable qui va rendre fou à l’extrême chacun d’entre eux.

Là, où Battle Royale nous montrait les bassesses et la faiblesse de chaque individu, Confessions va plus loin en nous exposant le plaisir de faire du mal. Un voyage froid au cœur de la cruauté humaine. Utilisant l’esthétique manga digne d’un volume d’Akira, Tetsuya Nakashima joue peut-être un peu trop sur les ralentis et les effets d’hémoglobine. Mais le résultat est là. Confessions met mal à l’aise. Un film qui dérange.

Confessions doit sortir prochainement en France mais la date n’est pas encore officielle.

A propos Stéphanie Trouillard

Globe-trotteuse, journaliste, photographe et amoureuse du monde, je mène ma vie à la manière d'Henri Cartier-Bresson. Il n'a pas voyagé, il a juste vécu à l'étranger sans se demander quand il rentrerait. Après un an à Stockholm en Suède, puis deux ans à Tanger au Maroc, mes pas me guident aujourd'hui vers le Québec et Montréal. En photos ou en quelques mots, voici mes impressions et mon regard sur cette ville.
Cet article, publié dans Cinéma, Montréal, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s