Tokyo Police Club et Phoenix: concert enflammé sur patinoire glacée

Bonnets, moon boots et écharpes. C’était un peu l’équipement nécessaire pour assister au concert de Phoenix. Quelle idée de faire un show dans une patinoire et de ne pas enlever la glace en dessous? L’aréna de hockey de l’Université de Montréal a beau être très grand, il est surtout terriblement gelé! Malheureusement pour le public, ce n’est pas le premier groupe présent sur scène qui a réussi à réchauffer l’ambiance. Les trois Californiens de Wavves ont certes des looks cradingues et des attitudes punks, mais leur prestation très courte et peu endiablée n’a guère séduite les Québécois.

Il faut aussi dire que juste derrière eux, c’est un groupe du pays qui est attendu. Les Tokyo Police Club sont originaires de l’Ontario et ont connu un certain succès avec leur premier album intitulé Elephant Shell. Ils sont aujourd’hui venus présenter leur second opus Champ. Peut-être un peu plus formatées pop, leurs nouvelles chansons possèdent toutefois toujours cette énergie qui les caractérise tant. De l’indie/rock sans prise de tête et qui invite à se déhancher le sourire aux lèvres.

Les Canadiens ont fait monter la température de l’aréna de quelques dégrées mais c’est Phoenix qui va finalement tout enflammer. Histoire de bien commencer les débats, les frenchies frappent fort d’entrée avec Lisztomania. Sans échauffement, le chanteur de la formation, Thomas Mars, gesticule déjà d’un bout à l’autre de la scène. Sur sa lancée, il s’offre même un bain de foule dès le deuxième titre, Lasso. Impressionnant d’énergie, le frontman de Phoenix ne s’offre aucune pause et enchaîne les morceaux de leur dernier album Wolfgang Amadeus Phoenix.

Le rythme cardiaque des spectateurs ne ralentit que sur les prestations plus instrumentales de Love Like A Sunset part I et II. Phoenix se lance alors dans un jeu de lumières et de beats électroniques. Une ambiance un peu spatiale sur une patinoire qui commence peu à peu à fondre.

Mais l’apogée de cette soirée est encore à venir. Thomas Mars a décidé de gâter ses fans lors du rappel. Le chanteur versaillais s’empare de son micro au fil rouge illuminé et se dirige à l’autre bout de la salle. Au milieu de la foule, il se met alors à interpréter Love For Granted et une reprise en français dans le texte, de La fille aux cheveux clairs de Johnny Halliday. Une fin intelligemment programmée et orchestrée mais qui n’enlève rien à la magie du moment. Phoenix a enfin réussi à placer la France sur la carte du rock.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A propos Stéphanie Trouillard

Globe-trotteuse, journaliste, photographe et amoureuse du monde, je mène ma vie à la manière d'Henri Cartier-Bresson. Il n'a pas voyagé, il a juste vécu à l'étranger sans se demander quand il rentrerait. Après un an à Stockholm en Suède, puis deux ans à Tanger au Maroc, mes pas me guident aujourd'hui vers le Québec et Montréal. En photos ou en quelques mots, voici mes impressions et mon regard sur cette ville.
Cet article, publié dans Montréal, Musique, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s