Routes Montreal: Émilie Proulx et Leif Vollebekk

Montréal est une ruche de talents. Une véritable pépinière d’artistes musicaux. Dans les bars, dans les salles de spectacle ou même dans les stations de métro, de jeunes pousses essayent d’éclore sur la scène québécoise. Pour leur donner un peu plus de visibilité, la station Radio 2 de CBC (la version anglaise de Radio-Canada), offre chaque mois à ses auditeurs une session réservée aux groupes de demain. Un concert intimiste enregistré en public au Centre Segal. De grands noms comme Martha Wainwright, Lhasa DeSela ou encore Land of Talk ont déjà participé à cette émission intitulée Routes Montreal. Pour son dernier numéro, le show était placé sous le signe de la folk avec les prestations de Émilie Proulx et de Leif Vollebekk.

Derrière son regard et son look de jeune fille bien sage, se cache une interprète redoutable. Fan de Joni Mitchell, Cat Power, Neil Young et Joseph Arthur, Émilie Proulx a tout naturellement choisi d’emprunter des chemins folk/rock. Mais pour la jeune Montréalaise, pas question d’abandonner sa langue maternelle. C’est en français qu’elle s’exprime sur des rythmes plutôt anglo-saxons. Un mélange atypique qui lui a permis de se faire remarquer avec son premier album La lenteur alentour. Une ode à la mélancolie dans laquelle la chanteuse exprime ses doutes et ses peurs sur l’existence et sur l’amour. Un joli brin de voix et une belle découverte que l’on pourra retrouver sur son prochain EP Montagnes russes, mini-tsunamis à paraître en janvier.

Pas de révélation avec Leif Vollebekk mais plutôt une magnifique confirmation. Je vous avais déjà présenté ce songwriter lors de sa première partie du concert de Karkwa. Avec sa gueule d’ange et sa voix à la Jeff Buckley, j’étais tombée immédiatement sous le charme de ce Québécois au nom bien norvégien. Simple mais pourtant si bien inspirée, la musique de Leif Vollebekk respire l’hiver.

Des accords de guitare délicats, un chant chaud et rassurant, des paroles gracieuses, le musicien au look de bûcheron a été chercher l’inspiration en Islande, lors d’une année d’études à Reykjavik. Un voyage peu banal qui lui a permis de réaliser Inland, un album tout aussi original. Avec autant de facilités, le Montréalais est une petite pépite qui commence à faire parler d’elle à l’étranger. Les petites salles ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir pour ce futur grand. 2011 ou l’année Leif Vollebekk.

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A propos Stéphanie Trouillard

Globe-trotteuse, journaliste, photographe et amoureuse du monde, je mène ma vie à la manière d'Henri Cartier-Bresson. Il n'a pas voyagé, il a juste vécu à l'étranger sans se demander quand il rentrerait. Après un an à Stockholm en Suède, puis deux ans à Tanger au Maroc, mes pas me guident aujourd'hui vers le Québec et Montréal. En photos ou en quelques mots, voici mes impressions et mon regard sur cette ville.
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