Igloofest: l’électro en mode esquimau

En janvier, les rues de Montréal sont plutôt désertes. Les joies des fêtes de fin d’année ne sont déjà plus qu’un lointain souvenir: les sapins de Noël trônent désormais sur les trottoirs et les paquets cadeaux encombrent les poubelles. Encore trois mois avant le printemps et des dizaines d’heures à pelleter la neige. Pour tenter de remédier à cette dépression ambiante, des amateurs de musique ont eu la bonne idée de créer un événement unique en son genre: un festival d’hiver en plein air! Lancé il y a cinq ans par les producteurs du Piknic Electronik, l’Igloofest propose neuf soirées frigorifiques sur les quais du Vieux-Port.

Pour s’y rendre, les festivaliers ont intérêt à avoir pensé à quelques préparatifs. Il faut dire qu’en cette période de l’année, les nuits sont plutôt fraîches et le thermomètre se stabilise souvent autour de -10 degrés. Dans la file d’attente pour rentrer sur le site, les chapkas et les moon boots sont de rigueur. Certains ont même osé la combinaison de ski une pièce vintage, histoire de participer au concours photo organisé par le festival. La star de la soirée? Le fluo années 80! Mais l’Igloofest, ce n’est pas seulement une histoire de look mais aussi de décor. Pour fêter cette 5ème édition, les organisateurs ont vu les choses en grand et ont fait appel aux designers Mélissa Mongiat et Mouna Andraos. Des blocs de glace illuminés en rose ou en vert trônent autour de mini feux de camp. Des snacks et des bars glacés ont aussi été disséminés un peu partout sur les quais. Des murs lumineux géants éclairent également le passage des spectateurs.

Avec tout cet étalage visuel, on en finirait presque par oublier l’essentiel de ce festival: la musique électro. L’Igloofest est avant tout le rassemblement de la crème des DJs. Au menu pendant trois week-ends: Seth Troxler, Andrew Weatherall, Egyptrixx, Kid Sister, Stacey Pullen, Carl Craig ou encore une soirée Mutek avec Akufen et Isolée. Les festivaliers n’ont de toutes façons pas d’autre choix que de danser, car sinon ils risquent de perdre leurs doigts de pied.

Photographies: ©Géraldine Noël et Stéphanie Trouillard

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A propos Stéphanie Trouillard

Globe-trotteuse, journaliste, photographe et amoureuse du monde, je mène ma vie à la manière d'Henri Cartier-Bresson. Il n'a pas voyagé, il a juste vécu à l'étranger sans se demander quand il rentrerait. Après un an à Stockholm en Suède, puis deux ans à Tanger au Maroc, mes pas me guident aujourd'hui vers le Québec et Montréal. En photos ou en quelques mots, voici mes impressions et mon regard sur cette ville.
Cet article, publié dans Montréal, Musique, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s