Yael Naim: femme du monde

Je dois l’avouer avant d’aller voir Yael Naim sur scène, je n’avais qu’une seule chanson en tête: New Soul. Un refrain entêtant, une voix sympathique et un matraquage publicitaire pour Apple, les paroles ont vite été absorbées par mon esprit. Pour le reste, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre.

Dès les premières minutes du concert, la chanteuse israélienne surprend son auditoire avec une reprise détonante et au piano du célèbre Umbrella de Rihanna. Véritable caméléon musical, l’artiste à la robe blanche épurée et à la rose dans les cheveux passe d’un style à l’autre au fil de ses chansons. Elle nous embarque avec Come Home dans un univers jazzy et enfantin. Sur Paris, elle livre timidement ses brûlures d’amour en hébreux et en français. Inspirée par la Louisiane, elle prend des accents soul grâce à Go To The River. Rockeuse à ses heures perdues, elle électrise la salle avec Stupid Goal ou encore Mystical Love.Délurée et sans complexe, elle s’adresse aux spectateurs de l’Astral de Montréal et leur raconte ses tourments, ses peines et ses joies lors de son arrivée en France il y a quelques années.

Sans jeu ni comédie, elle est elle-même. Le public est ému et attendri par ce petit bout de femme qu’il prendrait bien pour meilleure amie. Ravie de recevoir autant d’amour, Yael, yukulélé en main, invite les Québécois à pousser la chansonnette sur Find Us. Cerise sur le gâteau, elle s’installe avec son groupe en formation acoustique pour le rappel. Un tam-tam et un xylophone font office d’instruments. Espiègle, elle se moque de son succès en annonçant son tube New Soul: «Une chanson que j’ai écrite il y a une semaine». Un titre qu’elle a dû déjà jouer des centaines de fois, mais qu’elle interprète comme si c’était son premier show.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A propos Stéphanie Trouillard

Globe-trotteuse, journaliste, photographe et amoureuse du monde, je mène ma vie à la manière d'Henri Cartier-Bresson. Il n'a pas voyagé, il a juste vécu à l'étranger sans se demander quand il rentrerait. Après un an à Stockholm en Suède, puis deux ans à Tanger au Maroc, mes pas me guident aujourd'hui vers le Québec et Montréal. En photos ou en quelques mots, voici mes impressions et mon regard sur cette ville.
Cet article, publié dans Montréal, Musique, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s