Ray LaMontagne: the voice

Chemise de bûcheron sur le dos et barbe fournie sur le visage, Ray LaMontagne a tout l’attirail du rockeur bougon. Installé sur le côté droit de la scène du Théâtre St-Denis, il a laissé le centre à son groupe, les Pariah Dogs. Peu de regards vers les spectateurs pourtant nombreux a être venus admirer le roi de la folk. De rares mots distillés au compte-goutte entre les chansons. Le songwriter américain se fait violence pour raconter l’enregistrement de son dernier album dans une vieille maison de campagne du Massachusetts.

Le public qui a rempli la salle au complet lui pardonne pourtant son manque de communication. Ray n’est pas bavard, mais son talent l’excuse amplement. En 2004, son premier album Trouble avait révélé à la face du monde sa virtuosité en tant qu’auteur-compositeur. Magicien de l’écriture folk, le guitariste est aussi une voix unique. Dans la même veine que Damien Rice ou Tom McRae, ses chansons sont une expérience physique. Des titres qui vous prennent tout entier. Quand résonne Trouble, son plus grand titre devenu désormais un classique du genre, le silence se fait. Le timbre rauque et chaud de Ray fait frissonner chacun des spectateurs. Un chant puissant et un hymne aux femmes. Malgré son air de vieil ours mal léché, l’artiste est un séducteur né. Les « I love you » se multiplient dans la salle et on se met à rêver d’entendre une telle voix nous susurrer « Will you marry me?« . Les tubes de son premier opus comme Hold You In My Arms ou Jolene alternent avec des morceaux de son dernier album God Willin’ & The Creek Don’t Rise. La recette country/blues/folk ne change pas, mais la magie est toujours aussi présente. Les spectateurs Montréalais peuvent mourir tranquilles, ils viennent d’entendre l’une des plus belles voix de notre génération.

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A propos Stéphanie Trouillard

Globe-trotteuse, journaliste, photographe et amoureuse du monde, je mène ma vie à la manière d'Henri Cartier-Bresson. Il n'a pas voyagé, il a juste vécu à l'étranger sans se demander quand il rentrerait. Après un an à Stockholm en Suède, puis deux ans à Tanger au Maroc, mes pas me guident aujourd'hui vers le Québec et Montréal. En photos ou en quelques mots, voici mes impressions et mon regard sur cette ville.
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