Wendake: la ville des Hurons

Quand les touristes français débarquent au Québec, ils demandent souvent à voir trois choses: des ours, des baleines et des Indiens. Malheureusement, aucun de ces trois clichés sur la Belle Province ne court les rues. Pour voir des ours, il faut avoir un peu de patience dans les montagnes ou aller au zoo, pour approcher des baleines, il faut parcourir des centaines de kilomètres et prendre un bateau à Tadoussac et pour rencontrer des Indiens, il faut se rendre dans des réserves. Les « Autochtones » du Québec ou « Amérindiens » se composent d’environ 90 000 personnes et de onze peuples distincts répartis sur tout le territoire.

Depuis l’arrivée des Européens, leur nombre n’a jamais cessé de décroître. D’abord décimés par les maladies transmises par les colons, ils ont perdu leurs traditions, leur liberté et leurs terres. Ils vivent désormais dans des réserves. Même si ces territoires sont exemptés d’impôts, la plupart des membres des « Premières Nations » vivent dans une grande pauvreté. Les taux de mortalité infantile, de chômage et d’alcoolisme sont supérieurs au reste de la population québécoise. Pour ceux qui décident de vivre dans les grandes villes, ils se retrouvent à l’écart de la société en raison d’un manque de diplômes et de qualification professionnelle ». Pour se développer économiquement, certains peuples jouent donc la carte du tourisme.

C’est le cas à Wendake, une petite ville située près de Québec. Ses 1500 habitants sont composés presque exclusivement d’Hurons. Ce peuple qui vivait autrefois près du lac Huron en Ontario, s’est sédentarisé dans cette région à la fin du XVIIe siècle. La communauté fuyait alors les épidémies propagées par les Européens et les conflits dans les tribus. Les Hurons étaient en effet passés de plus de 22 000 personnes à seulement quelques milliers.

Dès le XIXe siècle, le village a connu une grande renommée avec des petites industries de fabrication artisanale : canots, mocassins et raquettes. De nos jours, les touristes peuvent visiter un site traditionnel en compagnie de guides autochtones. Des maisons ancestrales sont reproduites et des animations racontent les mœurs et les coutumes de ces Amérindiens. Une activité assez commerciale, mais qui est la seule à permettre d’approcher cette culture.

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A propos Stéphanie Trouillard

Globe-trotteuse, journaliste, photographe et amoureuse du monde, je mène ma vie à la manière d'Henri Cartier-Bresson. Il n'a pas voyagé, il a juste vécu à l'étranger sans se demander quand il rentrerait. Après un an à Stockholm en Suède, puis deux ans à Tanger au Maroc, mes pas me guident aujourd'hui vers le Québec et Montréal. En photos ou en quelques mots, voici mes impressions et mon regard sur cette ville.
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