M pour Montréal: soirée de clôture

Comme l’année dernière, je suis allée faire un petit tour du côté de l’événement musical de l’automne: M pour Montréal. En six éditions, ce rendez-vous, destiné au départ aux professionnels de l’industrie, a su devenir incontournable. Il accueille désormais plus de 150 délégués du monde entier, des journalistes, des tourneurs et des programmateurs. Quatre jours de concerts pour faire découvrir au reste de la planète les perles de la scène québécoise.

Pour la soirée de clôture, le festival a réuni au Métropolis, les groupes les plus en vue du moment. C’est Marie-Pierre Arthur qui a la lourde tâche de démarrer la soirée. Avant de se lancer dans une carrière solo, la Gaspésienne a d’abord été bassiste et choriste pour de nombreux groupes comme Mara Tremblay, Karkwa, Ariane Moffatt ou encore Stefie Shock. Avec son physique de jeune fille bien sage, on s’attend à entendre une folk bien douce, mais la belle est bien plus rockeuse qu’elle ne paraît. Bonnet sur la tête et guitare bien en main, elle arrive à chauffer le public, qui arrive encore au compte-goutte en ce début de show.

Dans un style radicalement différent, les Barr Brothers et leur folk/blues/rock délicat prennent la relève. Déjà très remarqué l’an passé à M pour Montréal, le quatuor a pris du galon. Les Montréalais d’adoption, qui débarquent tout juste d’une tournée américaine, sont encore plus envoûtants qu’il y a 12 mois. Sombre et écorchée vive, leur musique est portée par le talent du guitariste Brad Barr et de la harpiste Sarah Pagé.

Mais dans les premiers rangs, beaucoup sont venus pour assister au retour de la grande Arianne Moffatt. Trois ans après la sortie de son dernier album, la chanteuse est là pour présenter en exclusivité quelques titres de son prochain opus, à paraître en février. À la surprise générale, la Québécoise a opté pour l’anglais. Même si certains crient déjà au scandale, ces nouveaux titres dans la langue de Shakespeare, plus électroniques et dansants, lui ouvriront sans aucun doute d’autres marchés. On n’a pas fini d’en entendre parler…

Dans la même veine électro délirante, mes chouchous montréalais de Random Recipe sont encore une fois à l’honneur de M pour Montréal. Après leur fracassante prestation en 2010, Frannie Holder et Fab n’ont rien perdu de leur énergie. Toujours aussi désinhibées, la rappeuse et la folkeuse s’en donnent à cœur joie pour leur premier Métropolis. Promis à un bel avenir, le groupe est toujours au top de mes découvertes québécoises.

Inconnu au bataillon, Galaxie est pourtant la claque de cette soirée de clôture. Avec son rock couillu, la bande du Lac-Saint-Jean sent bon la testostérone et l’huile de moteur. Aidé par sa guitare rutilante, Olivier Langevin met les gaz et explose l’audimètre. Un show expéditif, mais un bon défouloir.

Pour conclure le festival, les programmateurs ont fait appel au groupe québécois de l’année: Karkwa. Auréolé du prix Polaris, le quintet est désormais à la conquête du monde, comme ces illustres prédécesseurs d’Arcade Fire. Tout juste revenu d’une tournée en France, les Montréalais ne cachent pas leur joie d’être à la maison. Avec sa petite moustache en solidarité avec le mouvement Movember, Louis-Jean Cormier a un peu perdu de son sex-appeal, mais rien de son talent. Devant des spectateurs entièrement acquis à sa cause, Karkwa déroule sans peine toute sa magie.

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Monsieur Lazhar sur Slate Afrique

Ma nouvelle collaboration avec Slate Afrique, un site consacré à l’actualité africaine et à la diaspora, est en ligne: Monsieur Lazhar

Dans le dernier long-métrage de Philippe Falardeau, un immigré algérien, interprété par Fellag, débarque dans une classe de primaire québécoise.

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I Am Slave sur Slate Afrique

Ma nouvelle collaboration avec Slate Afrique, un site consacré à l’actualité africaine et à la diaspora, est en ligne: I Am Slave

Sacré meilleur long métrage au dernier Festival international du film black de Montréal, I Am Slave dépeint le quotidien d’une Soudanaise, esclave d’une famille de diplomates à Londres. Brimée depuis sa plus tendre enfance, la jeune femme se bat pour enfin retrouver sa liberté.

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Canadien: Go Habs Go!

Depuis un an que je suis installée à Montréal, je n’avais toujours pas eu la chance d’aller voir jouer la mythique équipe de hockey de la ville: le Canadien. Des billets trop rares, des prix exorbitants, un match des Habs n’est pas à la portée de tous les portefeuilles. Heureusement, mes chers colocs ont eu la bonne idée de m’offrir des tickets pour mon anniversaire. L’affiche est des plus alléchantes, une rencontre contre l’une des meilleures équipes de la Conférence Est, les Flyers de Philadelphie.

Mais en ce mercredi soir, le moral des partisans de Montréal est plutôt en berne. Depuis le début de la saison, la formation québécoise n’est vraiment pas au sommet. Elle vient d’enchaîner six défaites de suite. Certains parlent du renvoi de l’entraîneur-chef Jacques Martin, mais c’est finalement son adjoint, Perry Pearn, qui a pris la porte dans la journée. Et la rencontre débute plutôt mal, ce sont les Flyers qui ouvrent le score dès la 10ème minute grâce à leur star, le Tchèque Jaromír Jágr. Les Canadiens semblent complètement perdus sur la patinoire du Centre Bell. Hésitants et brouillons, ils ne trouvent pas le chemin des filets adverses.

Mais juste avant la fin de la première période, Yannick Weber crée l’égalité. Remotivés comme jamais, les Habs prennent le match en main et se déchaînent contre les buts d’Ilia Bryzgalov. L’attaquant Max Paciorrety enregistrent même deux réalisations. Les supporters retrouvent le sourire et laissent éclater leur joie dans les gradins remplis de maillots rouges. La bière coule à flot et les olas se multiplient. Montréal gagne enfin sur le score de 5 à 1. On dirait bien que ma présence leur a porté chance.

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Toronto: la Tour CN

Il ne faut surtout pas avoir le vertige avant de prendre l’ascenseur qui grimpe vers l’observatoire de la Tour CN. Dans la cage à parois de verre, on peut déjà sentir les mètres qui défilent à grande vitesse. L’ascenseur propulse les visiteurs à plus de 345 mètres en 58 secondes. Officiellement cet édifice mesure 553,33 m à son sommet et pèse 117 910 tonnes. Il a été construit en 1976 pour servir d’antenne de radio et de télévision. À l’époque, la Tour CN était la plus haute structure autoportante du monde. Elle le restera jusqu’en 2007, lorsque le gratte-ciel Burj Khalifa de Dubaï la dépassa avec ses 828 mètres.

 

 

Même si cette construction a perdu son premier rang, elle reste toujours l’un des lieux les plus visités au Canada. Elle fait aussi partie des sept merveilles du monde moderne. Les touristes trouvent le frisson garanti en marchant sur le plancher transparent. Contre un petit supplément, ils peuvent aussi prendre un second ascenseur pour le belvédère (Sky Pod) situé à 447 m. Ce symbole de la ville de Toronto possède également un restaurant tournant, qui accomplit un tour complet sur sa plate-forme en 72 minutes. Une nouvelle attraction a ouvert cet été. L’Haut-da Cieux permet aux plus téméraires de faire une promenade à l’air libre sur le rebord qui fait le tour de l’observatoire de la Tour. Ces touristes aventureux se promènent à 356 m d’altitude attachés à un harnais.

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Toronto: les Blue Jays

Comme pour le hockey, le basketball ou le soccer, la Ligue majeure de baseball est nord-américaine. Elle compte dans ses rangs une équipe canadienne, les Blue Jays de Toronto. Dans le passé, Montréal possédait aussi sa formation, les Expos, mais la franchise a déménagé à Washington en 2004 pour devenir les Nationals. Seul représentant du pays à la feuille d’érable, les Blue Jays ont un glorieux passé. En 1992, ils se rendirent jusqu’aux finales pour affronter les Braves d’Atlanta lors des premières séries mondiales internationales de baseball. Le 24 octobre 1992, plus de 500 000 personnes descendirent dans les rues de Toronto pour célébrer la victoire des Blue Jays dans le Championnat grâce à une victoire de 4 contre 3. Cette scène se répéta en 1993, année où les Blue Jays remportèrent leur second titre aux Séries mondiales contre les Phillies de Philadelphie.

Mais depuis cette époque victorieuse, les Torontois n’offrent plus vraiment de si grands moments de joie à leurs supporters. Dans leur magnifique stade, le Centre Rogers, au célèbre toit rétractable, les bannières des championnats passés attendent depuis longtemps un nouveau titre. Ce n’est pourtant pas cette année que leur souhait sera exaucé. Malgré le talent de leur joueur vedette d’origine dominicaine, José Bautista, les Blue Jays ne se sont pas qualifiés pour les séries. Le club a remporté cette saison 81 victoires contre 81 défaites, se classant au 4e rang de la division est de la Ligue américaine, loin derrière les Yankees de New York. Lors de mon passage à Toronto, j’ai malheureusement assisté à l’une de ces déconvenues. Une rencontre perdue 2-7 contre les Angels de Los Angeles d’Anaheim.

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Toronto: les Maple Leafs

La saison 2011-2012 de la National Hockey League (NHL) vient tout juste de commencer. Les semaines précédentes ont été consacrées à des matchs préparatoires. Sans enjeu, ces rencontres permettent de peaufiner les derniers détails avant le début des hostilités officielles. L’entraîneur teste ces joueurs et élimine ceux qui ne font pas l’affaire. Seuls 22 joueurs ont le privilège d’enfiler le maillot de l’équipe. Lors de mon séjour à Toronto, j’en ai profité pour aller voir la formation locale, les Maple Leafs qui affrontaient en pré-saison les Flyers de Philadelphie au Air Canada Centre.

Les « feuilles d’érable » font partie des six équipes originales de la Ligue de hockey. Ils sont les grands rivaux de leurs compatriotes canadiens de Montréal. L’équipe torontoise a un passé glorieux. Les Maple Leafs ont en effet remporté 13 fois la Coupe Stanley dans leur histoire, mais la dernière remonte à 1967. Durant les six dernières saisons, ils n’ont même pas réussi à se qualifier pour les séries éliminatoires. Cette année encore, le bleu et blanc ne fait pas figure de favori. Son gardien, le jeune James Reimer n’a que 23 ans et n’a participé qu’à une quarantaine de matchs dans la NHL. Les Maple Leafs n’ont d’ailleurs pas montré de grandes choses lors de cette rencontre préparatoire, perdue 4-0 contre les Flyers.

Ces derniers présentent un visage bien différent. Ils font partie des candidats pour le titre. Avec l’arrivée du vétéran tchèque, Jaromir Jagr, Philadelphie espère bien ramener la Coupe Stanley à la maison, après les deux trophées remportés en 1974 et 1975. Les Flyers ont désormais 82 matchs de saison régulière pour confirmer les pronostiques. Ils seront d’ailleurs de passage le 26 octobre à Montréal. Une chance que j’ai déjà mes billets. Affaire à suivre…

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