Rachid Badouri sur Slate Afrique

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Star au Québec, Rachid Badouri s’attaque à la France. L’humoriste canadien d’origine marocaine a posé ses valises pour quelques mois à Paris au Théâtre du Temple. Un drôle de one-man show où se côtoient Michael Jackson, blagues berbères et quelques pelletées de neige.

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Mulugeta Abai sur Slate Afrique

Ma nouvelle collaboration avec Slate Afrique, un site consacré à l’actualité africaine et à la diaspora, est en ligne: Mulugeta Abai

Survivant des prisons éthiopiennes, Mulugeta Abai a mis près de 20 ans avant de raconter son histoire. Aujourd’hui directeur du Centre canadien pour les victimes de torture, il aide à son tour ceux qui souffrent de séquelles physiques et psychologiques.

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Alexis Musanganya sur Slate Afrique

Ma nouvelle collaboration avec Slate Afrique, un site consacré à l’actualité africaine et à la diaspora, est en ligne: Alexis Musanganya

Canadien d’origine rwandaise, Alexis Musanganya milite pour les droits des homosexuels. Avec son association Arc-en-ciel d’Afrique, il lutte aussi au Québec contre l’homophobie au sein de la communauté des migrants africains.

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Dany Laferrière sur Slate Afrique

Ma nouvelle collaboration avec Slate Afrique, un site consacré à l’actualité africaine et à la diaspora, est en ligne: Dany Laferrière

Dans son dernier ouvrage, le romancier québécois d’origine haïtienne propose des pistes pour profiter de la beauté de la vie.

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New York: By night

Magnifique de jour, la ville de New York est encore plus à couper le souffle la nuit. Avec les lumières des gratte-ciels et les centaines d’enseignes publicitaires, la Grosse Pomme devient magique. Entouré par tous les écrans vidéos de Times Square, on se croirait presque en plein jour. En prenant à la tombée du jour le ferry qui mène à Staten Island, l’un des cinq arrondissements de la ville, on se rend aussi vraiment compte que l’île de Manhattan brille de mille feux. Mais la plus belle promenade est celle que l’on peut faire dans Central Park en fin de journée. Alors que les visiteurs ont pour la plupart quitté les lieux, on peut marcher en silence et dans l’obscurité dans ce gigantesque espace de nature.

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New York: Madison Square Garden

Après mon passage cet été au Yankee Stadium, je suis allée dans une autre enceinte sportive de légende de New York: le Madison Square Garden. Inauguré en 1968, The World’s Most Famous Arena a accueilli des événements mythiques: le combat du siècle entre Joe Frazier et Mohamed Ali, des concerts de Jimi Hendrix, John Lennon, Michael Jackson ou encore des finales de NBA et de NHL. La salle abrite aussi les matchs de deux équipes professionnelles les Knicks et les Rangers. Faute de reprise de la saison de basket, je me suis donc rabattue sur le hockey.

Tout comme le Canadien de Montréal, les Rangers font partie des six formations originales de la Ligue. Fondé en 1926, le club a gagné à quatre reprises la Coupe Stanley: 1928, 1933, 1940 et 1994. De grands joueurs de l’histoire de ce sport ont porté son maillot: Wayne Gretzky, Mark Messier ou Guy Lafleur. Depuis le début de la saison, la franchise est l’une des équipes en grande forme et pointe au 7e rang de la Ligue. Malheureusement, la soirée à laquelle j’ai assisté n’a pas été favorable aux New-Yorkais. Ils se sont inclinés 4 à 2 contre les Canadiens des Maple Leafs de Toronto.

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Ma rencontre avec Hindi Zahra: : « Je ne suis pas qu’une nationalité ! »

Récompensée cette année d’une Victoire de la musique et du Prix Constantin pour son premier album Handmade, Hindi Zahra vient de terminer une tournée américaine, avec un passage au Québec. La jeune femme aux origines berbères distille son folk/jazz sur les scènes du monde entier. Un road-trip permanent pour cette artiste sans frontières.

La fine silhouette d’Hindi ou de Zahra, comme l’appellent ses musiciens, se perd dans les minuscules couloirs du Théâtre Corona de Montréal. La chanteuse vient tout juste de finir ses répétitions et elle cherche désespérément un endroit pour s’en griller une. À l’extérieur, près de l’issue de secours, elle décide de braver le froid qui commence à frapper le Québec. Assise sur le trottoir, elle profite de ces quelques minutes de pause dans sa journée marathon. Arrivée l’après-midi même de Toronto, son tour bus a été retardé par une panne de GPS. Des cernes sous les yeux et sans maquillage, elle accuse la fatigue. « Quand on est en tournée, cela demande une telle énergie… Et dire que nos parents pensaient que c’était de la glande de faire de la musique. C’est vraiment le total inverse ! », raconte-t-elle tout en tirant sur sa cigarette.

Il y a encore deux jours, l’artiste était en spectacle à Recife au Brésil. De la route, des avions, des banquettes d’aéroport, des postes de douane, Hindi enchaîne les kilomètres depuis trois semaines : « C’est lourd. Tu as le matos et extrêmement de choses à faire. Tu ne dors pas et tu attends. Tu es souvent en position assise. Il y a quand même 50 % du temps que tu passes sans faire de musique. » Malgré les aléas de la tournée, la jeune femme originaire de Khouribga au Maroc, gardera longtemps en tête son voyage brésilien : « C’était hallucinant, les gens connaissaient les chansons par cœur alors que le disque n’est pas sorti là-bas. C’est vraiment cool, ils sont chauds. Ils chantent tout. Ils sont passionnés!»

« Où sont les Indiens ? »

Au cours de son périple américain, la chanteuse et guitariste de 32 ans a posé son ampli dans une quinzaine de villes : Sao Paulo, Los Angeles, Portland, Chicago ou encore sur la scène du célèbre festival CMJ de New York. Déjà auréolé du dernier Prix Constantin et d’un trophée au Victoires de la musique 2011, son premier disque, Handmade, vient tout juste de sortir aux États-Unis. Outre-Atlantique, les critiques sur sa musique folk/jazz teintée de sonorités orientales sont toutes aussi élogieuses qu’en Europe. Le site du Wall Street Journal lui a consacré une interview vidéo, Time Out Chicago la surnomme déjà la Billie Holiday berbère, tandis que le San Francisco Examiner la compare à Norah Jones.

Même si cette étape américaine est un passage obligé dans toute carrière internationale qui se respecte, Hindi n’en avait pas fait un objectif : « Franchement, je crois que je n’avais jamais pensé tourner aux États-Unis, mais c’est cool. Je fais depuis longtemps de l’étranger. Au Maroc, cela m’a fait un choc d’y aller, tout comme en Turquie, en Russie ou au Japon. »

La révélation de l’année 2010 refuse d’être fascinée par l’eldorado américain : « Ce qui change pour nous, ce sont les paysages et la culture. Mais au niveau des concerts, c’est comme partout. C’est une terre immense, mais comme les autres. Il y a de la misère, du savoir-vivre mais aussi de la destruction. Il y a des absurdités et de la folie. » Tout en allumant sa seconde cigarette avec sa main couverte d’énormes bagues en argent, elle avoue toutefois qu’elle avait quelques clichés en tête avant de partir. « Quand je suis arrivée, je me suis demandée : où sont les Indiens, où sont les Indiens, où sont les Indiens ? Il n’y en a pas, ça c’est sûr », explique-t-elle avec un sourire malicieux.

De toute façon, avec son planning surchargé, Hindi n’a pas vraiment eu le temps de faire du tourisme : « À San Francisco, je n’ai même pas pu visiter. On est arrivé, on a garé le bus et on est monté sur scène. Mais en rencontrant les gens après le concert, j’ai senti quand même l’énergie de cette ville. » Devant un tout nouveau public, la chanteuse en a en tout cas profité pour tester des titres inédits : « Depuis qu’on est aux États-Unis, il y a plein de morceaux qui ressortent de derrière les fagots, que je n’osais peut-être pas jouer. Bizarrement, le fait d’être dans un pays anglophone, me donne plus de liberté pour chanter ces nouveaux morceaux. »

Une musique populaire

Son second album n’est cependant pas encore en vue. Globetrotteuse de la musique, Hindi a encore de nombreuses valises à faire et à défaire. La Turquie, Israël, la Bulgarie, la Pologne, le Portugal et peut-être même l’Australie sont au programme des prochains mois. Une vie entre deux pays qui lui convient parfaitement. Née au Maroc en 1979, puis immigrée en France au début des années 90, elle se veut une femme du monde. « Quand un Marocain monte sur scène avec un drapeau pendant un concert, ça me les casse. Je n’ai pas envie. Je ne suis pas qu’une nationalité, ça me saoule », assume-t-elle avec ce ton cash qui la caractérise.

Petite, elle baignait déjà dans un univers artistique sans frontières : « J’écoutais de tout. Ce qui est incroyable au Maroc, c’est que tu peux entendre toutes les musiques du monde : indienne avec Bollywood, américaine avec Hollywood, du jazz à la country. Tu as aussi la musique méditerranéenne, du Sahara, africaine, mandingue, andalouse, égyptienne ou classique orientale. » Elle se souvient des samedis soirs passés devant le petit écran à regarder les chanteurs du pays dans une émission de la chaîne nationale : « Il y avait tous les styles marocains. Ils invitaient beaucoup de musiciens différents. Mais, je ne suis pas forcément que dans la tradition. Il y a de belles choses aussi dans la musique contemporaine. »

Ces multiples influences ont façonné ses titres envoûtants et souvent mélancoliques qu’elle adresse à la terre entière : « Je fais de la musique pour tous, pas pour un certain public, ni pour un certain âge. Quand je suis contente, c’est quand je vois en concert qu’il y a un mélange de gens et de générations. »

Même si ces nombreuses récompenses, l’ont fait entrer dans le mainstream français, elle refuse de se plier aux tendances. Souvent catégorisée Musique du monde, Hindi se fout pas mal des étiquettes et de la culture élitiste. « Je n’aime pas la musique trop intello où tu demandes aux gens de réfléchir sur je ne sais quoi. Je lutte contre la musique trop soupe, je te balance deux notes sans sens, où il n’y a pas d’énergie, ni de beauté. La musique populaire, elle est noble, car elle généreuse. Pour moi la musique, c’est le corps qui la sent d’abord, ce n’est pas le cerveau », déclare-t-elle avec passion, tout en bougeant ses longs cheveux noirs. Essoufflée, la chanteuse se rend alors compte qu’il faut qu’elle garde encore un peu d’énergie pour le concert du soir. « On va arrêter de s’énerver là, j’ai mal au crâne », lâche-t-elle en rigolant.

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